Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 13:26
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INTRODUCTION



Par définition l’islam signifie

soumission, obéissance volontaire à Allah [littéralement nom propre de dieu  - cliquez ici pour en savoir plus ] : le Dieu Unique.

L'islam n’est pas le propre d’une personne, d’un peuple ou d’un pays particulier. Il ne se limite pas à une communauté particulière. C’est une religion Universelle Intemporelle qui a pour objectif de susciter et de cultiver en l’Homme la qualité et l’attitude de l’Islam. l’Islam est en fait un attribut. Celui qui le possède est appelé musulman , de quelque race, communauté, pays ou clan qu’il vienne.

 

De tout temps, l’Homme fut amené à se poser des questions sur son origine, sur le but de son existence, sur l’organisation de sa vie mais en vain il ne trouva point de réponse ( malgré des tentatives : attachement à la philosophie, aux sectes, à l'humanisme, marxisme….).

 Aujourd’hui , plus que jamais, l’humanité est en crise d’identité mais ce qui est plus grave encore, c’est qu’elle est en crise de spiritualité ! Ceci s’explique en partie, par le fait que l’Homme a abandonné les valeurs suprêmes de la religion telles que : la justice, la vérité, l’équité, la tolérance et la fraternité.

 

        Aussi Allah  par sa Miséricorde a envoyé des prophètes et des Envoyés avec un seul message, un seul objectif : rappeler aux hommes l’Unicité de dieu ( il n’y a de dieu qu’Allah) Ceci est le fondement de l’islam et l'essence même du monothéisme pure ( tawhid). Allah   dit le Coran :

{ Sache donc, qu’en Vérité, il n’y a de dieu qui mérite d’être adoré si ce n’est Allah } [Sourate 47 - Verset 19 ]

 

{ Je n’ai crée les Djinns et les Hommes que pour qu’ils M'adorent}
[ Sourate 51 - Verset 56 ]

Ce verset indique bien le but de notre existence.

{ Et Nous n’avons envoyé avant toi (Mohamed) aucun Messager à qui Nous n’ayons révélé : il n’y a pas d’autre Dieu si ce n’est Moi ( Allah), Adorez Moi donc }
[ Sourate 21 - Verset 25 ]

 

        L’unicité de dieu est par excellence la conception la plus élevée que l’on puisse se faire de la divinité. Elle a été enseignée par Allah à l’humanité à toutes les époques par l’intermédiaire des prophètes. Ce fût cette conception qui a été inculquée à Adam ay salam, Nouh (Noé) ay salam, Ibrahim (Abraham)ay saam, Moussa (Moïse) ay salam, Issa (Jésus) ay salam et Mohamed saws le dernier des prophètes. En outre, pour nous, ils furent des êtres humains dotés de qualités remarquables telles que : la Sagesse, la Science, le Bon comportement… Ils sont donc, pour l’humanité la perfection morale et donc le modèle à suivre.

Néanmoins, chaque prophète fût envoyé pour un peuple donné hormis le Prophète Mohamed saws qui fût envoyé comme miséricorde pour l’humanité. Allah  dit :

 

{ Et Nous ne t'avons envoyé qu'en miséricorde pour l'univers }
 [ Sourate 21 - Verset 107]

Allah dit :

 

{ En effet, vous avez dans le messager d’Allah un excellent modèle (à suivre) pour quiconque espère en Allah et au jour Dernier et invoque Allah fréquemment }
 [ Sourate 33 - Verset 21 ]

 

    L’image que l’on peut avoir du Prophète Mohamed sawsest celle de celui qui vient à terme compléter, parfaire la religion de ses prédécesseurs (les prophètes).

Allah  dit :

{ J'ai parachevé pour vous votre Religion et accompli sur vous Mon Bienfait.
Et j’agrée l'Islam comme religion pour vous }
[ Sourate 5 - Verset 3 ]

Ainsi, l’Islam est la religion qu’Allah a choisi pour tous les êtres humains quelques soient : leur race, leur couleur, leur pays, leur communauté ... Comme pour toute organisation, il faut des principes, des bases solides, l’Islam s’appuie sur 5 piliers fondamentaux ( 5 obligations).

 

1 )  L’attestation de foi - Shahada -

 Par l'attestation de foi (al shahâda) : « Il n'est de dieu que Dieu et Muhammad (saw) est Son envoyé », le musulman témoigne du fait qu'il n'est qu'un Dieu (tawhîd), Créateur des cieux et de la terre, qu'Il n'a pas d'associés et que c'est vers Lui qu'il retournera : Il est l'Unique, Il est le sens et la finalité de sa vie. Dans le même élan, le musulman affirme son adhésion au dernier message révélé au prophète Muhammad (saw), considéré comme le sceau de la prophétie après toutes les révélations dont la Thora transmise à Moïse (Moussa) et l'Évangile à Jésus ('Issa). Cette attestation est l'acte de foi fondamental, elle imprime sa portée et sa profondeur sur l'être au monde et l'intimité du musulman. L'ensemble de l'univers créé devient le signe qui doit rappeler le Créateur, et l'histoire des hommes, rythmée par les révélations successives, devient le livre d'une mémoire sacrée. Le monde se présente alors comme un univers de signes et la foi en révèle le sens.

C'est sur cette toile de fond qu'il faut comprendre la signification des quatre autres piliers de l'islam. L'attestation de foi est comme un paysage au sein duquel ces autres actes de foi trouvent une harmonie et dégagent leur sens véritable. C'est la portée bien comprise de ces appels répétés aux musulmans, durant la période médinoise, alors qu'ils s'approchaient de réaliser l'ordre social attendu :
"Ô vous qui croyez..."


Ils comprenaient, comme nous devons le comprendre aujourd'hui, que la prière, l'impôt social purificateur, le jeûne et le pèlerinage, au-delà de la solitude de leur réalisation, trouvent la plénitude de leur sens dans leur dimension communautaire.



2)    La prière - as- sâlat -

 

Après la soumission du coeur -  il y a la soumission du corps, de l'être envers son Créateur. Cette pratique s’effectue 5 fois par jour.  Allah   dit :

 

{ Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière (sâlat) qui se détournent des futilités … et qui observent strictement leur prière }
[ Sourate 23 - Versets 1 à 9 ]

{ La prière préserve de la turpitude et du blâmable }
[ Sourate 29 - Verset 45 ]

Ainsi en est-il de la prière qui rythme le quotidien du musulman. Cinq fois par jour, celui-ci se retire des affaires du monde pour épouser la direction (al qibla) et puiser sa force spirituelle dans le souvenir de Dieu. Il sait, à l'instant même d'accomplir ce devoir individuel (fard'ayn), que la prière durant laquelle ses frères et ses soeurs l'accompagnent vaut bien davantage :

« La prière en commun est meilleure que celle d'un homme seul chez lui de vingt--sept degrés. » Rapporté par Boukhâri et Muslim.


Le Prophète Muhammad (saw), par ce propos, indiquait de façon claire que la prière, acte essentiel après celui de la reconnaissance du Dieu unique, ne devait pas s'abstraire de sa dimension communautaire dans la mesure où parce que cette communauté en prière traduit, fondamentalement, l'idéal de la vie en société : le musulman se tient à coté de son frère, la musulmane de sa soeur, en rang, dans la plus parfaite égalité sans distinction de race ou de richesse, derrière un imâm qu'ils ont choisi pour qu'il se place devant (c'est le sens de imâm) en vertu de ses compétences. Chacun, cherchant à emplir son coeur dans la proximité de Dieu, doit puiser dans la fraternité des croyants la force de la patience en cette vie:

« Certes les croyants sont frères. » Coran 49/10


« 2.45. Et cherchez secours dans l'endurance et la Salat : certes, la Salat est une lourde obligation, sauf pour les humbles,
2.46. Qui ont la certitude de rencontrer leur Seigneur (après leur résurrection) et retourner à Lui seul. »
Coran 2/45-46

C'est dans le sentiment de cette humilité partagée, de cette communauté de destin, que sont éduqués, génération après génération, les musulmans du monde entier. Pratiquer la prière, cinq fois par jour, c'est déjà, en soi, traduire l'impossibilité de cheminer seul, isolé dans une intimité qui ne ferait écho qu'à elle-même... Le contraire équivaudrait à se perdre, loin de la fraternité des hommes:

« Vous vous devez de vous assembler. Le loup ne s'attaque qu'à la brebis qui s'est éloignée. » Rapporté par Ahmad, Abou Dâoûd.

S'éloigner, vivre sa foi dans l'isolement, c'est emprisonner la lumière de cette foi alors que son essence est de rayonner : par les propos, par les gestes, par la présence sociale de celui qu'elle habite. Le Coran traduit ce mariage entre la foi et l'action de façon répétée, insistante :
« Ceux qui croient et qui font le bien... »

La Révélation affirme, pour l'intimité:

« Le plus noble d'entre vous auprès de Dieu est le plus pieux. Dieu est Celui qui sait et Il est bien informé. » Coran 49/13

Et le Prophète (s.a.) précise, pour l'action publique:
"Le meilleur d'entre les gens du peuple est celui qui est le plus utile au peuple."

Une traduction de l'appel à la prière:

Dieu est grand. Dieu est grand.  /
الله اكبر /  Allāhu ākbar
Dieu est grand. Dieu est grand /
الله اكبر /  Allāhu ākbar
Je témoigne qu'il n'y a de divinité que Dieu. / 
اشهد ان لا اله الا الله /āš'hadu ānna lā ilaha illā-l-lāh
Je témoigne qu'il n'y a de divinité que Dieu. / 
اشهد ان لا اله الا الله /
āš'hadu ānna lā ilaha illā-l-lāh
Je témoigne que Muhammad est le messager de Dieu. /
اشهد ان محمد رسول الله /
āš'hadu ānna muhammad ār-rasūlu-l-lāh
Je témoigne que Muhammad est le messager de Dieu. /
اشهد ان محمد رسول الله /
āš'hadu ānna muhammad ār-rasūlu-l-lāh
Venez à la prière!
حي على الصلاة
/ hayyā ‘alā--alāt                                                                           Venez à la prière!  حي على الصلاة / hayyā ‘alā--alāt

Venez au succès (dans cette vie et la vie future)!
حي على الفلاح/ hayyā ‘alā-l-falāh
Venez au succès!
حي على الفلاح/ hayyā ‘alā-l-falāh

Dieu est grand. Dieu est grand. /
الله اكبر /  Allāhu ākbar
Il n'y a pas de divinité à part Dieu./  
لا اله الا الله/ lā ilaha illā-l-lāh


 

 

3)   La zakat - l’impôt social purificateur



Pour tout musulman, cet impôt est obligatoire (sauf pour les nécessiteux) et représente un acte de piété au même titre que la prière ou le jeûne (Ramadan).

Les actes de solidarité comme les actes de justice sont autant de manifestations, de preuves (burhâne) -comme l'est la patience - de l'intensité de la foi qui anime le coeur du croyant. Ils en sont les signes qui révèlent sans pourtant donner aux hommes le pouvoir de trancher. Car en matière de piété, Dieu seul sait, « et Il est bien informé » de ce que contiennent les coeurs.

De façon plus évidente encore que pour les autres obligations de l'Islam, les deux dimensions, individuelle et sociale, se conjuguent ici. La Zakat purifie les biens comme la prière l'esprit et le jeûne le corps. L'horizon sacré et le sens intime de ce devoir de générosité sont ici évidents : pour Dieu, devant Dieu, le croyant donne de son bien. C'est cela, d'abord, qui inscrit son acte dans le domaine de la foi en se réalisant, ensuite, par sa lutte intime contre l'avarice, la cupidité et l'amour de la thésaurisation. Le verset est clair:

« Ô vous qui croyez ! Faites don des meilleures choses que vous avez acquises et des fruits que, pour vous, nous avons fait sortir de la terre. Ne choisissez pas ce qui est vil pour en faire don. » Coran 2/267


Et ce troisième pilier, cet impôt social purificateur, traduit de façon on ne peut plus claire la spécificité de l'islam. Devoir religieux de première importance, il devient, au moment même de son actualisation, un principe fondateur et organisateur de la société. Il se présente comme un facteur d'équilibre et de cohésion sociale qui doit mener à la réalisation de la plus élémentaire des justices. Car celle-ci ne peut se réaliser sur le simple espoir que la libre générosité des riches et l'humiliante mendicité des pauvres trouveront leur point d'équilibre. La notion de Zakat sous-tend, dans son essence, une autre conception de l'organisation sociale. Ici, le riche est mis en demeure de s'acquitter de cet impôt devant Dieu et la société ; et le pauvre n'a à remercier personne, hormis Dieu, car il ne fait que recevoir son droit. En s'attachant à traduire la bonne compréhension de ce devoir et de ce droit dans l'esprit de celui qui donne, les deux versets ci-dessous en explicitent le sens.

En parlant de ceux qui sont morts après avoir été de bons croyants, le Coran rapporte:

« Et dans leurs biens, il y avait un droit pour le mendiant et le déshérité (une partie qui leur revenait de droit). » Coran 51/19

et dans le même sens:

« Ils nourrissaient le pauvre, l'orphelin, le captif  pour l'amour de Dieu. (disant:) 'Nous vous nourrissons pour plaire à Dieu seul (pour Son visage); nous n'attendons de vous ni récompense, ni gratitude. » Coran 76/8-9

C'est cet engagement proprement social qui est requis de ceux qui croient et qui pratiquent. Impossible ici d'isoler le privé du public : toute société, ou toute communauté musulmane, d'Orient ou d'Occident, doit s'organiser en conséquence pour permettre aux uns de répondre à leur devoir, aux autres de voir reconnus leur droit. Il ne s'agit pas ici d'une clause annexe ou d'un acte surérogatoire de la pratique religieuse : bien plutôt, c'est l'un de ses piliers et l'axe fondateur de la philosophie sociale, de la culture et de la civilisation Islamique. Comme s'il n'y avait pas de foi sans solidarité, pas de solidarité sans espace social et enfin pas d'espace social sans un engagement actif des hommes de foi. Et il appartient à ces derniers d'y instaurer la justice et de lutter pour qu'elle soit défendue, avec leur personne, avec leur voix et leur plume, avec leur coeur, enfin. Car c'est de cela qu'il s'agit somme toute : c'est bien dans le coeur du croyant que la double dimension individuelle et sociale, sacrée et profane, trouve son harmonie. Devoir ou pas, la foi est une preuve, et une épreuve, d'amour:

« Il n'est pas croyant celui d'entre vous qui n'aime pour son frère ce qu'il aime pour lui-même. » Rapporté par Boukhâri et Muslim.

 

 

 

4)    Le Ramadan - le mois du jeûne -

C’est un mois lunaire dans l’année pendant lequel le musulman s’abstient depuis la première aurore jusqu’au crépuscule, de manger, de boire, de médire et de mentir (interdit même en dehors du jeûne), etc.

 

Il est une purification du corps et de l’esprit. Allah  dit :

 

{ Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne (Ramadan) comme on l’a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindriez-vous la piété }
[ Sourate 2 - Verset 183 ]

 


Le jeûne du Ramadan se présente en islam comme une obligation qui s'insère dans l'histoire des Révélations qu'elle poursuit et complète : « Ô vous qui croyez, le jeûne vous est prescrit comme il l'a été à ceux qui vous ont précédés (aux religions antérieures). Peut-être atteindrez-vous la piété. » Coran 2/183

Ce verset a été révélé durant la deuxième année de l'hégire, à Médine, alors que la communauté musulmane se constituait en société organisée. Et s'il était tout à fait clair, pour toutes les musulmanes et tous les musulmans, que cette obligation engageait leur personne à respecter, de façon personnelle, l'injonction divine, il leur paraissait tout aussi explicitement que les privations durant ce mois sacré devaient s'accompagner d'un surcroît d'engagement pour le bien et la solidarité sociale.

Aujourd'hui comme hier, sans boire, ni manger, loin des habitudes de la vie quotidienne et de ses plaisirs, les musulmans cherchent à se rapprocher de Dieu. Cette rupture d'un mois par rapport à la normalité est propre, plus que tout autre à développer en eux les aspirations spirituelles et la vie du coeur. Ensemble, ils se doivent de pratiquer et de rompre le jeûne et ensemble ils se retrouvent pour les prières de la nuit (tarawîh) qui sont un supplément dans la pratique quotidienne. Car le Prophète (saw) avait encouragé les musulmans à redoubler d'efforts dans l'accomplissement de la prière de la nuit, à lire le Coran, à effectuer une retraite spirituelle et à multiplier les dons:

"La meilleure des aumônes est celle effectuée pendant le mois de Ramadan." Rapporté par Tirmidî.

C'est dire combien ce mois devrait être un mois de recueillement, de recul par rapport aux préoccupations du monde. En ce sens on ne saurait trop dire combien est trahie cette spiritualité quand on observe le comportement de certains musulmans qui, confondant la nuit et le jour, dorment pour jeûner et préparent des festins journaliers pour se nourrir. L'esprit du jeûne exige très exactement l'attitude inverse et le Prophète (saw) avait exprimé, dans le sens bien compris de la plénitude de cet acte de foi, que le meilleur des jeûnes était celui du coeur.

Et durant ce mois, plus que durant tout autre, les musulmans doivent s'unir pour défendre la justice sociale. Car jeûner c'est aussi, pour chaque fidèle, faire l'expérience de la privation, de la faim et de la soif. Pour tous, c'est le rappel qu'il existe des droits élémentaires et qu'il convient de se mobiliser ensemble contre les fléaux de la misère et de la sous--alimentation. Cette dimension de solidarité participe du même acte de culte, de la même sacralité ; elle en épouse tous les contours et inscrit en l'homme, au moment même de sa reconnaissance du Créateur, la réalité de son destin avec les hommes. Son humanité. Et le Prophète (saw) s'est toujours efforcé de rendre clair à la conscience des croyants cet horizon de la solidarité essentielle et sacrée. Et ce jusqu'à l'imposition de la Zakat Al-fîtr (don très recommandé) que les musulmans doivent verser juste avant la fête de la fin du Ramadan et qui est destinée prioritairement aux pauvres :
 
« Épargnez--leur la mendicité en ce jour (jour de fête) », parce que c'est leur droit, à tout le moins, de pouvoir rester dignes en ce jour.

Et c'est par ce même élan qui doit offrir un jour, au moins, de "plus de justice" que les musulmans devraient être mus, le reste de l'année, pour relever le défi d'aujourd'hui où quarante mille personnes par jour meurent d'inanition. Parce que ce ne peut être acceptable, parce que c'est un non-sens... Et les croyants, comme tous les hommes, sont responsables devant Dieu de cette folie. Pratiquer le jeûne, dans l'intime proximité de Dieu, c'est ne jamais l'oublier:

« Il n'est pas croyant celui qui parmi vous dort repu, alors que son voisin a faim. »
Rapporté par Boukhâri.

5)   Le pèlerinage - le hadj -

Au moins une fois dans le vie, quand notre fortune et notre santé nous le permettent, nous sommes obligés de faire le pèlerinage, à la Mecque. Il se fait à une période bien déterminée dans l’année.

 Il regroupe des millions de musulmans venus depuis la Chine jusqu’au fin fond de l'Afrique équatoriale en passant par l’Europe centrale. Allah  dit :

{ Et c’est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens,
d’aller faire le pèlerinage de la Maison (Ka’ba) }
[Sourate 3 - Verset 97 ]

 

Le Prophète Mohamed saws a résumé le mode de vie que l’on devrait tous avoir en une seule phrase d'une grande éloquence, d’une concision étonnante, une phrase qui englobe tout le bien dans cette vie Ici-bas et dans l'Au-delà. Il  a dit :

« Adore Dieu comme si tu Le voyais car si tu ne Le vois pas, sache que Lui te voit ».

Nous lançons un appel à la conscience, que tous ceux qui réfléchissent méditent sur ce verset du Saint Coran.  Allah  dit :

{ Pensiez-vous que Nous vous avons crées sans but,
et que vous ne seriez pas ramenés vers Nous }
 
[ Sourate 23 - Verset 115 ]


« Qui ne prête pas attention aux affaires des musulmans n'est pas des nôtres. » Rapporté par Boukhâri.

Le pèlerinage comme les quatre autres piliers de l'islam traduit cette double dimension - individuelle et communautaire - et en fait l'une de ses spécificités les plus essentielles. Il est difficile, on le voit, d'être pratiquant seul, loin de la communauté. Tout dans la pratique du fidèle le ramène à la fraternité, à la solidarité à la société. L'acte de foi nourrit naturellement l'acte public. Il lui donne sens. Est-ce à dire pourtant que l'acte public, que le cadre social, est privé de son autonomie, qu'il est soumis d'emblée à la dictature du dogme? L'histoire de l'Occident semble montrer qu'il ne peut en être autrement. L'alternative est claire : il faut choisir entre l'individu libre dans l'espace laïque et la communauté du repli aux distorsions théocratiques. Pourtant, une réflexion sur les sources du droit islamique montrerait, plus clairement encore, qu'il ne faut pas se hâter en matière de comparaisons aussi bien théologiques que juridiques ou historiques.

Par Faty Islamia - Publié dans : les 5 pilliers de l'Islam
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